La consultation

Des pratiques aussi nombreuses que des praticiens

On a coutume de dire qu’il y a autant d’ostéopathies que d’ostéopathes. Cela n’est pas faux, car les consultations d’ostéopathie varient d’un praticien à un autre. Toutefois, de grandes lignes permettent de comprendre de façon globale le déroulement d’une séance d’ostéopathie.

Elle se décompose en environ 5 temps essentiels :

  • l’anamnèse (interrogatoire) ;
  • les tests ;
  • le traitement proprement dit ;
  • la vérification ;
  • les conseils.

La séance durera entre 45 minutes et une heure en fonction de votre motif de consultation et de votre histoire.

Le tarif est de 50,00 € pour une consultation au Cabinet, et de 70,00 € pour une consultation à votre domicile.


Anamnèse

L’anamnèse est la première étape de la consultation. Elle intervient rapidement après avoir fourni à l’ostéopathe les informations d’usage (nom, prénom, coordonnées, éventuellement profession et date de naissance).

En réalité, lorsque la personne s’assoit, l’ostéopathe a déjà observé le patient lors de son déplacement dans la salle d’attente et la façon dont celui-ci s’est assis. Cette subtile attention permet dans certains cas de fournir des éléments qui permettent au praticien de se faire une idée sur :

  • le motif de consultation ;
  • les pertes de mobilité éventuelles.

Intervient donc l’anamnèse qui est l’interrogatoire. C’est dans cette première étape que le patient va faire part de son motif de consultation.

Le patient expose son problème et le thérapeute lui pose toutes les questions nécessaires pour lui faire préciser la nature de celui-ci :

  • où au niveau du corps ;
  • quand cela se manifeste-t-il (en continu, par périodes, si oui lesquelles, etc.) ;
  • est-ce la première fois que ce problème apparaît ;
  • qu’est-ce qui permet de le soulager ;
  • qu’est-ce qui, au contraire, l’aggrave ;
  • y a-t-il des antécédents familiaux ;
  • y a-t-il des événements particuliers pouvant expliquer l’origine du problème, etc.

Si le patient dispose d’examens médicaux (analyses de sang, radiographies, IRM, scanner, etc.), l’ostéopathe demandera à les voir. Ces examens peuvent parfois fournir de précieuses informations.

L’ensemble de ces questions est assez classique d’un point de vue médical.

  • Cela permet de bien cerner le problème.
  • Là où l’anamnèse de l’ostéopathe se distingue de celle du médecin traditionnel, c’est dans la seconde partie qui vise à repérer tous les symptômes annexes qui ne sont pas directement liés au motif de consultation.

L’ostéopathe se renseignera de façon générale sur les trois sphères (ostéo-articulaire, viscérale et crânienne) en tenant compte des éléments de réponses fournis lors de la première partie de l’anamnèse.

  • Le thérapeute affine ainsi son pré-diagnostic et se fait une idée de plus en plus précise des zones à aller investiguer par la suite, lorsqu’il posera les mains sur son patient.
  • Dans la pratique, ces deux temps sont confondus et ils ne sont pas aussi clairement distincts l’un de l’autre.

Remarque : si la consultation concerne un bébé, l’anamnèse sera bien sûr très différente.


Tests ostéopathiques

Dans un deuxième temps, une fois l’anamnèse terminée, l’ostéopathe va demander à son patient de se mettre en sous-vêtements.

  • Là encore, l’ostéopathe peut observer son patient.

À savoir : Chez l’ostéopathe on est le plus souvent en sous vetements, sauf cas de gène important pour le patient. Penser à prevoir des vêtements adaptés comme par exemple un short pour être à l’aise.

L’ostéopathe procède alors à des tests. Ceux-ci varient en fonction des praticiens et des motifs de consultation.

Pour mieux comprendre, prenons l’exemple d’un lumbago :

  • l’observation :

    • fixe,
    • en mouvement (l’ostéopathe demande au patient de se pencher en avant, de se cambrer, de s’incliner à gauche puis à droite et il évalue les pertes de mobilité et les douleurs calmées ou augmentées en fonction des mouvements),
  • les tests palpatoires :

    • l’ostéopathe pose ses mains sur le patient et teste les zones qui ont retenu son attention aussi bien au cours de l’observation que de l’anamnèse,
  • les tests d’exclusion qui permettent à l’ostéopathe de s’assurer qu’il n’y a aucun problème sous-jacent ne relevant pas de sa compétence.

Traitement

En fonction des différentes informations collectées au cours des étapes précédentes, l’ostéopathe sait quelles zones il doit aller traiter.

  • C’est l’histoire du patient et l’intensité des blocages qui vont définir l’ordre dans lequel le praticien va traiter les différentes pertes de mobilité.
  • En tant que patient, n’hésitez pas à demander à votre ostéopathe de vous expliquer sa démarche s’il ne le fait pas spontanément.
  • Le traitement ostéopathique s’effectue allongé sur la table d’ostéopathie et le thérapeute peut demander au patient de se mettre sur le ventre, le dos, le côté ou de s’asseoir en fonction des techniques qu’il effectue.

Remarque : il existe quelques techniques qui se pratiquent debout, mais elles restent exceptionnelles.


Vérification

Après avoir effectué tout ce qui lui paraissait judicieux, l’ostéopathe vérifie les résultats immédiats de son traitement.

  • Comme au cours de l’anamnèse, les temps de traitement et de vérification sont intriqués. L’ostéopathe peut vérifier certaines zones tout de suite après les avoir manipulées et pas nécessairement en fin de séance.
  • De plus, le corps fonctionnant comme un tout indivisible, le fait de travailler sur une zone peut entraîner le relâchement d’une autre et l’ostéopathe devra vérifier s’il est toujours nécessaire de procéder ou non à son traitement.

En fonction du travail effectué et des résultats escomptés, le praticien peut demander à son patient de refaire les gestes qui étaient sensibles en début se consultation, afin d’évaluer les changements.

  • Il est très important de signaler que les séances d’ostéopathie vont « travailler » dans le corps dans les 72 heures qui suivent. Ainsi, l’absence de résultats immédiats n’est pas du tout significative.
  • Cela est d’autant plus vrai que l’organisme n’a pas pu intégrer l’ensemble des informations qui ont été transmises au système nerveux au cours de la séance. En effet, le corps était allongé sur la table et les appuis au sol sont nécessaires pour permettre l’intégration nerveuse.
  • Ce sont donc au cours des trois ou quatre jours qui suivent que les effets du traitement se feront sentir. Il faut trois semaines pour que le corps s’adapte reellement à une seance d’osteopathie.

Conseils pour une séance d’ostéopathie efficace

Une fois la séance achevée, le praticien laisse le patient se rhabiller et il lui explique généralement ce qui vient d’être dit précédemment, à savoir que le corps va mettre quelques jours à intégrer les différentes opérations réalisées.

Rassurer le patient

Il est très important de rassurer les patients sur les éventuels contrecoups consécutifs à la séance.

En effet, quelques explications permettent aux patients d’anticiper certaines réactions qui peuvent parfois être inquiétantes.

  • Il est possible de voir les douleurs qu’on éprouvait en début de consultation empirer dans les jours qui suivent la consultation.
  • Il est possible d’éprouver une intense fatigue dans les 72 heures qui suivent la séance (en particulier suite à un important travail crânien).
  • Il est possible d’éprouver des sensations désagréables, de voir des symptômes apparaître, etc.

Quel que soit le cas de figure, il ne faut pas s’inquiéter. Ces réactions physiologiques sont pour ainsi dire normales (tout le monde ne les éprouve pas nécessairement pour autant). Il faut se donner quatre jours avant de rappeler l’ostéopathe si aucune amélioration ne se fait sentir.

Recommandations

Dans la dernière phase, l’ostéopathe donnera quelques recommandations au patient.

Les conseils sont personnalisés et adaptés au motif de consultation.

Ils peuvent donc être extrêmement variés :

  • conseils alimentaires ;
  • conseils pour soulever des objets en pliant bien les jambes et en gardant le dos bien droit ;
  • recommandations pour faire du sport ;
  • exercices pour muscler son dos ;
  • l’envoi chez un confrère :

    • dentiste,
    • orthoptiste,
    • podologue,
    • psychologue, etc.

De façon générale, pour ne pas nuire au traitement, il est demandé au patient d’éviter les efforts particuliers dans les jours qui suivent. Il faut laisser le corps intégrer la séance tranquillement, en vivant normalement.

  • Pour les patients qui portaient des ceintures lombaires ou des minerves, il est recommandé de ne les mettre qu’accessoirement en cas de besoin impératif (pour conduire, par exemple). En effet, c’est en fonctionnant de la manière la plus naturelle possible que l’intégration se fera le mieux.
  • Généralement, une deuxième séance est programmée trois semaines plus tard pour voir comment a évolué le problème.
  • Suivant les motifs de consultation, une ou plusieurs séances sont à prévoir. Généralement pour les troubles d’ordre chronique un suivi ostéopathique peut être nécessaire, en étalant le nombre de séance sur quelques semaines voire quelques mois.

Facture de la consultation en ostéopathie

Vous pouvez demander à votre ostéopathe de vous fournir une facture en fin de séance. Celle-ci vous permettra de vous faire rembourser par votre mutuelle si celle-ci prend en compte les actes d’ostéopathie.

De plus en plus de contrats prévoient ce type de remboursements.

Pour voir une liste des Mutuelles et des prises en charges vous pouvez consulter la page des Mutuelles


Combien de consultations otéopathiques ?

Vous pouvez consulter votre ostéopathe à tout moment. La prévention est la grande recommandation des ostéopathes.

La plupart des traitements en ostéopathie nécessiteront de une à trois consultations, espacées de plusieurs jours, et parfois de semaines ou de mois. Tout dépend du traitement et du patient.

Si le motif de consultation relève d’un trouble chronique, le nombre de consultations peut être plus élevé.

Dans tous les cas prenez contact avec votre ostéopathe pour toutes informations. Un traitement peut être ponctuel ou régulier en ostéopathie sur le moyen comme le long terme.